Le cuivre a bien vécu. Mais même les meilleures choses ont une fin.
ADSL, VDSL, SDSL, téléphonie fixe… après plusieurs décennies de bons et loyaux services, le réseau cuivre français tire progressivement sa révérence. La fermeture commerciale d’une partie des communes a eu lieu en janvier 2026.. Le mouvement se poursuit jusqu’en 2027, avant l’arrêt technique des lignes, organisé par étapes jusqu’à fin 2030.
Ne subissez pas la fin du cuivre. Transformez-la en migration préparée.
Fermeture du réseau cuivre : quel calendrier ?
La fermeture du réseau cuivre se déroule en deux étapes. La fermeture commerciale met fin à la souscription de nouveaux accès cuivre dans les communes concernées. Les abonnements existants continuent alors de fonctionner. La fermeture technique marque ensuite l’arrêt des services qui reposent encore sur ce réseau.
Le calendrier s’accélère :
- Janvier 2026 : fermeture commerciale d'une partie des communes.
- Janvier 2027 : fermeture commerciale prévue dans les communes restantes. La fermeture technique du lot 3 est également prévue à cette échéance pour la majorité des communes concernées
- 2028 : fermetures techniques des lots suivants
- 2029 : nouvelles fermetures techniques
- Fin 2030 : objectif de fermeture complète du réseau cuivre.
Les dates exactes dépendent de la commune et du lot de fermeture. Certaines échéances peuvent évoluer. Il est donc important de vérifier le calendrier applicable à chaque site de votre entreprise ou de votre parc client.
Quelles activités et quelles installations sont concernées ?
La fin du cuivre ne concerne pas uniquement les connexions Internet ADSL. Les lignes téléphoniques analogiques, les accès Numéris et certains standards téléphoniques peuvent également s’appuyer sur le réseau cuivre.
D’autres équipements peuvent être concernés lorsqu’ils utilisent une ligne cuivre pour communiquer : terminaux de paiement, alarmes, systèmes de télésurveillance, fax, lignes d’urgence ou liaisons entre plusieurs sites. Une entreprise peut donc avoir des équipements concernés sans les associer spontanément à son accès Internet ou à sa téléphonie.
Comment préparer la migration vers une nouvelle technologie ?
Pour les accès ADSL et VDSL, la fibre optique est souvent une solution de remplacement à étudier en priorité, si elle est disponible et adaptée aux besoins du site. Pour les entreprises qui utilisent une connexion SDSL ou qui ont des besoins spécifiques en débit, en symétrie ou en continuité de service, il faut d’abord évaluer les usages et les exigences de chaque activité.
La migration demande aussi de vérifier la compatibilité des équipements. Un standard téléphonique, un terminal de paiement ou un système d’alarme peut nécessiter une adaptation ou un remplacement pour fonctionner avec la nouvelle technologie. Les lignes analogiques et Numéris doivent elles aussi être remplacées par une solution compatible avec les réseaux actuels, après vérification des usages associés.
Anticiper permet de repérer les difficultés éventuelles, travaux nécessaires, équipements anciens ou délais d’intervention, et de planifier les changements sans attendre la date de coupure. Pour les entreprises comme pour les revendeurs, le premier réflexe est de dresser un inventaire précis des lignes, des accès et des équipements concernés.
Une migration à préparer avec les entreprises et leurs partenaires
Pour une PME ou une ETI, la fermeture du cuivre est l’occasion de faire le point sur les connexions et services indispensables au fonctionnement de chaque site. Pour un partenaire revendeur, c’est aussi un chantier d’accompagnement : identifier les clients concernés, vérifier leur calendrier, comprendre leurs usages et organiser la migration suffisamment tôt.
Dans les deux cas, l’objectif est de maintenir les communications et les services essentiels pendant la transition, en choisissant une solution adaptée à la situation de chaque site.
Sources éditoriales : calendrier et informations sur les professionnels publiés par l’Arcep. Les échéances sont à vérifier selon la commune et peuvent évoluer.